jeudi 5 avril 2007

Maincy, ville de la honte

Lundi, neuf enfants de l'école maternelle de Maincy, (Arrondissement de Melun), ont eu pour seul repas à la cantine du pain et de l'eau. Mardi, c'est la solidarité des parents d'élèves qui leur a permis de déjeûner de sandwichs.
Qu'est ce qui a pu motiver cette " punition " d'un autre âge, contre laquelle Victor Hugo s'insurgeait déjà en son temps? ("Jeanne était au pain sec…") Le chèque des parents n'était pas encore arrivé pour régler la cantine !
Le prix de l'humiliation de ces neuf petits (on aurait tort de sous-estimer le poids des vexations dans l'enfance et leurs conséquences dévastatrices à long terme) a sans doute été jugé inférieur au prix du repas par la municipalité.
Les comités Bové de Seine-et-Marne dénoncent cette logique comptable exercée au mépris de l'humain.
A plus long terme, cette affaire interroge : quelle est cette société qui traite aussi mal ses propres enfants ? Il est temps de mettre un autre avenir en marche.
Revue de presse sur le sujet :
l'Express - Le Monde - Libération - Le Figaro
Après lecture des tous ces articles, ce qui ressort et qui est peut être l'essentiel c'est qu'il ne s'agit pas d'un problème de ressources mais bien de temps de réaction : il faut avoir payé le lundi matin pour manger le Lundi midi, et aucun appel direct n'a été tenté en direction des parents avant de mettre les enfant au pain sec et à l'eau. Vive l'économie en temps réel ou encore la cantine en flux tendu !! Imaginons une grève de la poste en fin de mois… tous les enfants au pain sec jusqu'à l'arrivée du chèque ! On navigue en plein délire…
Si vous voulez exprimer votre sentiment :
mairie.maincy77@wanadoo.fr